Au-delà de Cuzco, Tikal et Ollantay, la Marche du Chat recèle des dizaines de villes secondaires — des places fortes, des lieux de pèlerinage, des repaires qui peuplent les centaines de kilomètres de la Marche. Chacune a son caractère, son secret, et sa raison d'être.


Machu — La Cité Perdue

Machu est une ville abandonnée — un ensemble de temples et de palais au sommet d'une montagne, couverts de végétation et oubliés depuis des siècles. On dit que Machu fut la première capitale de la Marche du Chat, fondée par les premiers Hommes-Chats avant que le Grand Félin ne déplace la capitale à Cuzco. Les rumeurs disent que Machu cache un trésor — mais ceux qui y vont ne reviennent pas.

Machu est un lieu où le temps dort — et où les rêves des anciens rois errent encore dans les salles vides.


Pachari — La Cité des Artisans

Pachari est une ville de craftsmen — des Hommes-Chats qui fabriquent des objets d'art, des armes ornées, des bijoux de jade et des masques de cérémonie. La ville est un atelier géant — chaque maison est un atelier, chaque rue est une vitrine, et chaque artisan est un artiste. L'or est partout — dans les murs, dans les bijoux, dans les mains des ouvriers.

À Pachari, on ne fabrique pas des objets — on fabrique des âmes.


Urcos — La Cité des Mines

Urcos est une ville de mineurs — des Hommes-Chats qui extraient l'or, l'argent et les pierres précieuses des entrailles de la Marche. La ville est un trou dans la roche — des galeries qui serpentent dans le noir, des mineurs qui crachent la poussière, et des gardes qui surveillent chaque pépite. L'or d'Urcos alimente les Marchés de Cuzco — et sans lui, l'empire félin s'effondrerait.

À Urcos, on ne voit jamais le soleil — mais on le porte dans ses mains.


Raqchi — Le Temple du Tonnerre

Raqchi est un lieu de pèlerinage — un temple dédié au Dieu du Tonnerre, un dieu secondaire de la Marche du Chat. Le temple est une pyramide de pierre blanche au milieu d'un lac, accessible uniquement par un pont de cordes. Les fidèles y viennent pour prier la pluie — car dans la Marche du Chat, l'eau est une bénédiction et une malédiction.

À Raqchi, le tonnerre parle — et ceux qui l'écoutent comprennent la colère des dieux.


Pisac — Le Marché des Âmes

Pisac est un marché — un lieu de rencontre où les Hommes-Chats de toutes les régions viennent échanger des marchandises, des nouvelles et des secrets. Le marché est un labyrinthe de tentes, de couverts et de stands, où l'on trouve de tout — de l'or aux armes, des herbes aux esclaves. Les espions y opèrent ouvertement, et les trahisons s'y négocient en souriant.

À Pisac, tout a un prix — même la loyauté.


Chinchero — La Cité des Pluies

Chinchero est une ville construite autour d'une source d'eau qui ne tarit jamais — une source sacrée que les Hommes-Chats considèrent comme les larmes du Dieu-Jaguar. La ville est une oasis de verdure au milieu de la pierre noire — des jardins, des fontaines, des cascades. Les guérisseurs y viennent pour puiser l'eau sacrée, et les prêtres y viennent pour prier.

À Chinchero, l'eau est une prière — et chaque goutte est une bénédiction.


Yucay — Le Jardin du Grand Félin

Yucay est un domaine privé du Grand Félin — un jardin immense, entouré de murs de pierre, où poussent les plus belles fleurs de la Marche du Chat. Le Grand Félin y vient pour se reposer, pour méditer, et parfois pour tuer — car Yucay est aussi un lieu d'exécution. Les condamnés y sont emmenés, et leurs cris ne sortent jamais des murs.

Yucay est un lieu de beauté et de mort — un jardin où les fleurs poussent sur des tombes.


Colcampata — La Cité des Guerriers

Colcampata est une ville de guerriers — une forteresse secondaire où les jeunes Hommes-Chats sont entraînés avant de rejoindre les légions d'Ollantay. La ville est un camp d'entraînement géant — des arènes, des pistes d'obstacles, des salles de combat. Les instructeurs y sont les plus brutaux de la Marche du Chat — ils ne ménagent pas leurs élèves.

À Colcampata, on ne naît pas guerrier — on le devient en saignant.


Taraccaca — La Frontière du Sang

Taraccaca est la ville la plus proche de la frontière avec la Marche du Rat. C'est une forteresse de guerre — des murs de vingt mètres, des catapultes sur les créneaux, et une garnison permanente. La ville est en état de siège perpétuel — les pirates du Rat attaquent régulièrement, et les défenseurs du Chat ripostent. La ville ne dort jamais.

À Taraccaca, on ne compte pas les morts — on compte les survivants.


La Marche du Chat est un empire de pierre et de sang — chaque ville a son visage, son secret, et sa peur. Et au milieu de tout cela, le Grand Félin veille depuis le Temple du Soleil Noir, impitoyable et éternel.

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