Le Commencement
Il n'y avait que le vide. Un néant absolu, sans horizon, sans temps, sans espoir. Puis, dans un sursaut de rage primordiale, Gaia tendit son bras vers les cieux. Sa main rencontra celle d'Ouranos, et de cette étreinte terrible naquit Babylon.
Les Deux Divinités
- Gaia — La Terre, divinité intangible de la stabilité et de la solidité. Sa présence était lourde, oppressante, comme un roc qui s'enfonce dans la chair.
- Ouranos — L'Air, divinité intangible du mouvement et du chaos. Son souffle était capricieux, tantôt tendre, tantôt destructeur.
Leur combat dura des éternités. Ni l'un ni l'autre ne pouvait l'emporter. Gaia était trop solide pour être dispersée, Ouranos trop mobile pour être contenu. De cette lutte naquit le Plateau, au sommet de Babylon — point de contact entre les deux dieux.
Les Enfants des Dieux
De la guerre entre Gaia et Ouranos naquirent deux lignées divines :
- Les Étheres, enfants d'Ouranos — êtres d'une beauté glaciale, visage lisse sans traits, grandes ailes sombres. Ils s'installèrent sur le Plateau et créèrent les deux soleils pour illuminer Babylon.
- Les Cyclopes, enfants de Gaia — géants à l'œil unique, peau de pierre, force colossale. Ils habitent dans le Limon, à la base de la colonne de 3 500 kilomètres.
Les Soleils et la Lune
Les Étheres placèrent deux boules de feu de chaque côté du Plateau. La lumière perça les ténèbres, et pour la première fois, Babylon vit le jour.
Mais les Cyclopes, jaloux, tentèrent d'éteindre l'un des soleils. Ils n'y réussirent qu'à moitié — le soleil affaibli devint la Lune, et de la collision entre la chaleur solaire et la froideur terrestre naquit l'Eau.
La Création des Races
Dans leur soif de pouvoir, les Cyclopes forgèrent neuf races à partir des éléments de Babylon, chacune colonisant une Marche différente de la colonne colossale.
Le Monde d'Aujourd'hui
Aujourd'hui, sept Marches régissent Babylon, de la base au sommet. Des peuples s'affrontent, des royaumes se forment, des dieux complotent dans l'ombre. Et dans les profondeurs de la structure, quelque chose se réveille.
La Genèse n'est pas un début. C'est un avertissement.