Secondaires
Combat
Zorg ne voit pas. Deux légendes courent sur sa naissance. Au temple du Marché de la Brume, on jure qu'on l'a déposé sur son seuil comme un colis sans adresse, les yeux morts en cire blanche — un Extérique sans peuple ni visage, que personne ne réclama. Les autres Oracles, eux, murmurent qu'il existait avant les dernières étoiles, et que la cécité n'est pas son défaut mais son dû : le prix de la première vision. Zorg ne tranche pas. Peu importe l'enfance, quand tu as déjà rêvé le monde entier.
Il est aujourd'hui l'un des Huit Oracles de Babylon — et l'on murmure, dans toutes les marches, qu'il est de loin le plus dangereux des mages oniriques. Son domaine n'a pas d'équivalent : là où d'autres lisent les traces dans la poussière ou les constellations, Zorg lit le monde des Rêves, cette réalité secondaire où chaque âme se dévoile sans savoir qu'elle parle. Un homme endormi à trois marches de lui lui bafouille ses secrets comme un enfant devant sa mère. Un lien tissé il y a vingt ans le relie encore à un mort — la défunte lui parle chaque nuit, il écoute, il apprend.
Sa Canne d'aveugle le précède d'un pas, frappe le sol trois fois, et les songes autour d'elle s'entrouvrent. On ne dérobe pas la Canne d'un Oracle : c'est moins voler un objet que piquer les yeux de son porteur. Car quiconque la lui confisque lui vole sa vision du réel — et, disent certains Oracles survivants, son monde entier.
On vint le trouver, pendant des décennies, en priant pour un avenir meilleur. On repart avec la gorge serrée : Zorg ne console jamais, il raconte. Il raconte le vrai — et le vrai n'a jamais entretenu personne. « Ce qui va arriver a déjà rodé dans ton rêve », lance-t-il à ceux qui demandent une bonne nouvelle ; ils repartent souvent en ayant la preuve que c'était vrai.
Oracle, il ne s'est jamais mêlé de la guerre entre la Marche du Rat et la Marche du Chat — il l'a même refusée deux fois, ce qui donne la mesure de ce qu'oser vouloir dire. On le paie en monnaie rare : un souvenir aimé, retiré pour jamais du dormeur qui l'offre. Les gens supplient de payer autrement ; il refuse. La vie de sommeil est sa monnaie, et il a fait de Babylon son coffre.
Armes
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La Canne de l'Oracle des Rêves — ARTEFACT
Ouvragé Enchanté niv 10
Canne d'aveugle au bois patiné de la Brume, pommeau gravé en œil fermé. Trois pas devant le marcheur, trois claques sur le pavé, et le pavé répond. Zorg ne l'a pas choisie : c'est elle qui l'attendait sur son seuil, la nuit de sa première vision.
2D6 (base 2D6)
Lié par les Rêves — 1×/jour
Vivre dans un Rêve — 1×/jour
Illusion — 1×/jour
Porte des Rêves — 1×/jour
L'HÔTE DE CIRE — Enchantement Unique (MJ) : la Canne EST ses yeux morts. Le triple tap lève la vision du réel — vision nocturne perpétuelle, perception des empreintes, et le mensonge se teinte de noir dans son regard. Défaut : quiconque lui saisit la Canne le jette dans l'aveugle total — et ferme pour lui la porte des rêves
660 PO
Armures
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Robe de Brume du Veilleur
Ouvragé Enchanté niv 3
CA 5 (base 2 +3 ench)
400 PO
Divers
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Sable du Marché de la Brume
Poire de sable de Brume : 7 doses. Versé sur le pommeau-œil, il fixe un rêve entier pendant une nuit — outil des Oracles pour relire les songes à froid -
Nécessaire Divination
Os polis, fiel de cyclope et poussière de verre — les outils des Oracles effrayent la moitié de Babylon -
Orbe Onirique — larme de la Brume
Pierre de sang compactée : environ 500 PM stockés (taux Marche de la Brume : 30 PO/PM) — paiement des rêveurs, ou dette - Parchemin x10
- Nécessaire Ecriture
- Bougies x12
- Parfum x5
- Carte 1/8 Sève
- Corde 15m